03 juillet 2009
La Suède prend la Présidence de l'Union européenne au 1er juillet
Plusieurs thèmes vont être des points de divergence avec la France. Essayons de les répertorier:
1/ L'entrée de la Turquie dans l'UE
La Suède est pour.
la France est contre.
Amener au sein de l'UE un pays musulman laïc peut être un pari audacieux et Obama nous y encourage pour éviter un choc des civilisations. Néanmoins, trop de points de discorde sont encore en place: Chypre même si la situation s'améliore, al reocnnaissance du génocide arménien, comment intégrer 70 millions de personnes d'un coup...
De plus, avoir une frontière européenne avec l'Irak est un risque que l'on ne peut pas prendre actuellement.
2/ L'orthodoxie budgétaire
Avec l'emprunt en préparation, la dette de la France (déjà 7.5% du PIB !) va croitre démesurément. La Suède veut imposer un retour aux règles de maastricht (3% du PIB), ce qui paraît être une évidence. Qui veut prendre le risque de mettre 5 générations de français en position d'endettement ? Pas moi.
3/ La désignation ou l'élection du Président du Conseil européen
Débat très technique sur le mode de scrutin. La Suède semble plus ouverte à une élection contre une déisgnation voulue par la France.
02 juillet 2009
OSRAM, un nouveau siècle des Lumières ?
OSRAM est une entreprise qui produit des ampoules. Son usine principale est situé à Molsheim.
Elle doit s'organiser face aux changements écologiques impulsés par le Grenelle de l'environnement et les normes européennes. Il faut passer à la production en masse d'ampoules basse consommation.
C'est un pas énorme qu'OSRAM effectue actuellement. C'est le bon côté de la médaille. Les alsaciens sont fiers de leur entreprise.
La difficulté réside dans le plan social qui en résulte: Le taux de salaire horaire doit baisser de12.5% en trois ans et les cadres vont renoncer à leurs RTT. Pour être compétitifs...
A ce rythme là, et pour être en compétition avec les bas salaires chinois, il va nous falloir travailler la nuit, le dimanche (c'est en cours), pendant les congés maladies (amendement Lefebvre) et couper les vacances.
Si j'utilise la caricature, c'est pour interpeller. Nous ne devons jamais renoncer à nos acquis. S'il faut passer par un protectionnisme européen, alors mettons le débat sur la table de Strasbourg ou de Bruxelles.
30 juin 2009
les formules politiques les plus drôles
Comme chaque année, on a le classement des phrases politiques le splus drôles. Et comme chaque année, c'est très réussi.
1er: Bertrand Delanoé: Le vrai changement du PS, ce serait de gagner.
2nd: Luc Chatel: Le chef de l'Etat appelle parfois Brice Hortefeux pour ne rien lui dire, c'est la preuve de la qualité de leurs relations.
Pour rappel, le prix Presse club Humour et politique de cette année
http://libreetradical.canalblog.com/archives/2008/06/30/9763164.html
29 juin 2009
Le PRG alsacien face aux régionales 2010
L'élection régionale en France permet d'élire les conseillers régionaux qui siègent au conseil général pour un mandat de six ans.
Il s'agit d'un scrutin proportionnel à deux tours avec une prime majoritaire.
Quelles options se posent à nous, PRG alsacien, Parti laïc de gauche en terre de mission ?
1/ Se présenter seul: Très dangereux si on fait un score minimaliste mais cette option a le mérite de nous permettre de compter que sur nous-mêmes et d'affirmer nos idées.
2/ Une alliance:
Le Parti Socialiste ? Il ne nous tient pas dans une grande estime en Alsace.
Les Verts ? Les résultats aux européennes vont leur donner des ailes et les inciter à nous négliger. Un travail de lobbying pourrait être entrepris dès maintenant.
Le Modem ? Il est très conservateur en Alsace. Il est du coup très éloigné de nos idées.
De toutes façons, il nous faudra attendre le bureau national qui décidera peut être d'une alliance sur l'ensemble du territoire. Sinon, il nous faudra choisir. Mais il paraît impossible de ne pas être présent dans ce combat.
Analyse Elections municipales partielles du 28 juin 2009
Je vous livre une petite analyse des résultats des élections municpales qui ont eu lieu hier vendredi 28 juin 2009. Ces élections partielles permettent de connaître à l'instant T les rapports de force politiques.
1er tout Henin - Beaumont: ce résultat très flatteur en faveur du Front national ne doit pas être sous-estimé. Toute période de de crise économique, mais aussi éthique et morale, connaît une tension favorable aux idées de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite. Mais une élection n'est jamais perdue avant le dépouillage du second tour. Alors, en avant sur les valeurs républicaines (humanisme, solidarité, laïcité...) et la victoire sera là.
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PARIS, 29 juin 2009 (AFP) - Le secrétaire général de l'UMP, Xavier
Bertrand, a appelé lundi à voter au deuxième tour des municipales
d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) pour le candidat divers gauche, afin de
faire barrage au FN en tête avec 39,34% des voix au premier tour dimanche.
M. Bertrand a lancé cet appel lors du point de presse hebdomadaire de l'UMP.
Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre a insisté en lançant un appel
"à toutes les formations politiques" pour qu'elles appellent également à
voter en faveur du candidat divers gauche Daniel Duquesne "et ce sans
conditions".
Nesredine Ramdani, tête de liste UMP à l'élection municipale
d'Hénin-Beaumont, avait appelé un peu plus tôt à voter au deuxième tour
pour M. Duquesne.
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2nd tour Perpignan: Perpignan était encore un fois le centre du Monde en ce dimanche ensoleillé.
Le candidat UMP fait un beau score, profitant d'une dissenssion sur les listes de gauche, encore une fois fatale. Les mêmes maux feront les mêmes effets si en 2010, aux régionales, la gauche sociale-démocrate ne se met pas ensemble. J'ai pu lire, ici où là, que Martine Aubry opterait pour une alliance avec la gauche au premier tout et une alliance avec le Modem au second. C'est la seule piste viable.
26 juin 2009
Frédéric Mitterrand à propos de Mickael Jackson
"On a tous un peu de Mickael Jackson en nous."
Euh............ non.
Indemnisation essais nucléaires
Suite de ce sujet qui me passionne.
Intervention de Christiane Taubira à l'Assemblée Nationale:
Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs, j’ai presque envie de vous avouer ma frustration de ne disposer que de cinq minutes pour m’exprimer devant vous.
M. Yannick Favennec. Nous en sommes tous là !
M. Hervé Morin, ministre de la défense. Vous êtes une grande bavarde !
Mme Christiane Taubira. J’avais une alternative : je pouvais soutenir une motion de renvoi en commission. Mais je me suis refusée à procéder à un détournement de procédure sur un projet de loi comme celui dont nous débattons, parce que, dès le départ, nous l’avons abordé en prenant mille précautions pour respecter sa dimension symbolique. En effet, nous savons toute la part psychologique qu’il y a dans ce combat, en plus de la part matérielle. Il ne s’agissait donc pas d’ajouter au préjudice moral déjà induit par toute une série de méthodes dilatoires. Je concentrerai donc mon propos pour ne parler que cinq minutes.
Il serait inélégant d’insister sur la pugnacité qu’il fallut, dans le cadre du travail parlementaire, aux députés et sénateurs de toutes sensibilités, sous l’impulsion d’associations nationales, régionales, polynésiennes et algériennes, pour, en quelque sorte forcer un peu la main de l’État.
Je veux tout de même rappeler d’où nous venons, afin de faire apparaître les différences qui existent entre la démarche parlementaire et celle de l’État. La démarche parlementaire a abouti à la discussion d’une proposition de loi en novembre 2008 ; celle de l’État nous réunit aujourd’hui autour de ce projet de loi.
Sur les principes, les parlementaires ont choisi pour les guider un certain nombre de notions phares : le respect des victimes ; la prudence en ce qui concerne les données, les connaissances insuffisantes, et les controverses suscitées par ces dernières, notamment en raison de l’absence d’études épidémiologiques ; l’humilité, parce que des gouvernements issus de toutes les sensibilités politiques ont été aux affaires pendant la longue période concernée ; une très grande exigence morale, et un état d’esprit d’empathie, parce que nous savons bien qu’il y a des réparations que nous ne pourrons pas assurer intégralement, notamment envers ceux qui ont déjà été emportés par la maladie, envers la détresse de leur veuve ou l’angoisse de leurs enfants – même si la réparation était intégrale, il resterait les plaies d’amertume dues à tout ce temps perdu.
Nous avons donc posé nos principes : la responsabilité et la solidarité dans la dignité. Monsieur le ministre, vous avez énoncé les vôtres : rigueur et justice. Et nul ne saurait vous en faire grief. Vous avez d’ailleurs accompli des gestes significatifs : vous avez mis un terme à l’appel systématique des jugements défavorables à l’État, ainsi qu’au recours systématique à la Cour de cassation, et vous avez pris des engagements que vous avez tenus sur certaines actions et sur un calendrier.
Il demeure toutefois une différence intrinsèque entre la démarche parlementaire et celle de l’État. Pour notre part, nous avons eu uniquement le souci des victimes, de leurs ayants droit et de leurs descendants. Quant à l’État, il semble habiter par une préoccupation majeure : la protection de l’administration. Cette dernière semble ainsi en position défensive, comme si le fait de mettre un terme à des procès individuels, longs, pénibles et aléatoires instaurait un procès permanent contre l’administration d’État.
Je ne dis pas que vous n’avez eu le souci des victimes – ce serait rompre la discipline que nous nous imposons depuis le début –, mais que, dans sa conception, ce projet de loi semble poser comme essentiel le principe du contrôle par l’administration d’État, notamment celle de la défense – même pas celle de la santé – d’un processus qui fait enfin droit aux demandes des victimes. Comme si l’on voulait éviter que l’administration ne soit confrontée à la réalité de réparations qui, par leur ampleur, serait révélatrice de la gravité et de l’étendue de la négligence de l’État envers des citoyens qui, à l’époque des faits, étaient tous français, fussent-ils, pour certains, indigènes.
Lorsque l’on examine l’avant-projet du décret en Conseil d’État dont il est question à l’article 1er, on subodore un retour du risque du seuil. En tout état de cause, cet article est difficilement compréhensible. Or, je postule que toute règle, même parfaitement conçue, même techniquement incontestable, n’est pas démocratique dès lors qu’elle est inintelligible pour le citoyen. À cet égard, je crains que l’avant-projet de décret ne permette trop d’interprétations.
Tout se passe comme si nous faisions, chacun de son côté, un pari. Vous, vous tentez, au nom de l’État, de donner à l’administration la totale maîtrise d’un dispositif, en escomptant que celui-ci concernera peu de monde et qu’il s’éteindra rapidement. Nous, nous espérons qu’en introduisant la contradiction par voie d’amendement parlementaire et, peut-être, en offrant la possibilité, après l’article 6, d’un recours juridictionnel de plein contentieux, nous permettrons au dynamisme des associations d’insuffler un peu de démocratie et de contribuer à un ajustement des appréciations, bref : de revitaliser le processus afin de garantir une meilleure justice pour les victimes.
En effet, des désaccords subsistent sur la présomption du lien de causalité. Dans notre proposition de loi, nous posions sans équivoque le principe de cette présomption, car nous avions parié sur la confiance. Vous, monsieur le ministre, vous choisissez une « quasi présomption », comme l’appelle le rapporteur, c’est-à-dire la suspicion. Vous préjugez qu’il y aura resquille, vous craignez des abus, vous invoquez l’automaticité de l’indemnisation. Or, l’État est en mesure de faire la preuve de l’inexistence d’un lien de causalité. Encore une fois, nous avons fait le choix de la confiance et de la responsabilité et, jusqu’à ce jour, les faits nous ont donné raison. Car c’est bien dans un esprit de responsabilité que les démarches ont été entreprises par les victimes, individuellement ou accompagnées par les associations.
Nous avons également des désaccords sur le fonds d’indemnisation. En effet, vous refusez qu’il soit autonome, alors que nous sommes convaincus qu’il est possible de garantir la sécurité financière, grâce à une dotation d’État et à une rigueur dans l’attribution, tout en se débarrassant d’une prévention – légitime ou non, mais concevable – à l’égard d’une administration qui gérerait tout à partir du ministère de la défense.
Vous refusez également la reconnaissance du préjudice propre pour les ayants droit et les descendants des victimes.
L’alignement des régimes est un véritable acte de justice. Mais ce que les Polynésiens, par exemple, gagneront en termes de délais ou grâce à la liste élargie, quoique inachevée, des pathologies, incluant notamment celles qui ne sont pas cancéreuses, ils risquent de le perdre à cause de l’absence de reconnaissance de la présomption de lien de causalité, qui existe pour les maladies professionnelles. Cet ajustement trouve ainsi sa limite dans le principe d’une « quasi présomption » de lien de causalité.
Enfin, si nous saluons, bien entendu, le retour, grâce à un amendement parlementaire, de la commission de suivi – laquelle inclut les associations –, nous déplorons néanmoins la non-prise en compte des questions environnementales.
En conclusion, deux logiques s’affrontent. Vous avez décidé de déterminer par avance l’effectif potentiel des victimes concernées. Vous avez établi un budget et vous vous y tenez scrupuleusement. Nous pensons, quant à nous, que justice doit être rendue et que la solidarité d’État doit être à la mesure des sacrifices endurés, souvent dans l’enthousiasme et la fierté par les appelés et les militaires, dans une totale méconnaissance des risques par la plupart des salariés, directs ou en sous-traitance, et avec une espèce de confiance candide par les populations. Vous aurez donc compris, monsieur le ministre, que je n’applaudis pas votre texte. Néanmoins, je salue les principes de rigueur et de justice que vous avez adoptés et je vous invite à conserver, tout en vous demandant d’assouplir quelque peu la rigueur au bénéfice de la Justice.
25 juin 2009
Les marges: Eleveur et Distributeur
les agriculteurs français en veulent beaucoup à la grande distribution. Elle est accusée de prendre des marges trop importantes. Les clients trouveraient des prix chers en grande surface alors que les producteurs / éleveurs vendent à bas prix.
Le rapport Besson sur la formation des prix alimentaires est à ce titre édifiant. Si on prend l'exemple du jambon, vendu 12 euros le kilo au consommateur:
Prix Eleveur : 1.40 euros
Frais divers: 3.40 euros
Marge brute distributeur: 7.20 euros
Tout est dit. Et pour une fois que je soutiens un combat de la FNSEA... Il faut le noter. Il faudrait impliquer la politique globale de la PAC pour sortir de cette crise mais là, on ne sera pas d'accord.
NB: Source Nouvel Obs.
22 juin 2009
Le fantôme de Staline par Vladimir Fédorovski
Un petit point sur ma dernière lecture: Le fatôme de Staline. Un point de vue sur la perpétuation du régime autocratique au sein de la Russie: Ivan le terrible, les tsars qui ont succédé, le régime communiste et maintenant Vladimir Poutine.
Un livre pour se rappeler des atrocités commises par le régime autoritaire de Staline et de l'absurdité d'un régime de terreur.
Un livre pour se rappeler et ne rien oublier.
Un livre d'Histoire.
Nb: Fédorovski est un ancien conseiller de Gorbatchev.
Roland Ries à propos du Grand Contournement Ouest
"Dans une logique de développement durable, cet équipement est un contre-sens".



